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Lectures #2: Mes 3 auteurs coup de coeur de 2019

Mon année 2019 a été riche en lectures et il était temps que je fasse un petit bilan.

J’ai découvert l’année passée 3 auteurs, en réalité deux auteures et un auteur, pour lesquel.le.s j’ai eu de gros coups de coeur. A tel point que j’ai déjà lu plusieurs de leurs livres. Chacun.e à leur manière, m’ont émue, émerveillée, m’ont fait travailler sur moi-même.

Et chacun.e à leur manière, ont leur place dans ce blog consacré au yoga et aux spiritualités.

Laissez-moi vous les présenter: Elisabeth Gilbert, Colm Toibin et Susan Fletcher.

La plus directe: Elisabeth Gilbert.

(Crédit photos portrait: Thimothy Greenfield Sanders).

On ne la présente plus. Révélée au grand public par la publication de son bestseller « Mange, Prie, Aime », Elisabeth Gilbert est certainement l’une des auteures les plus enjouées de notre époque. Née aux Etats-Unis en 1969, elle se fit la promesse, jeune, qu’elle serait un jour écrivaine, et a tout mis en place dans sa vie pour que son intention se réalise (elle nous en parle dans son livre « Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre »).

J’ai découvert son écriture l'année dernière grâce à la lecture de « Big Magic » (traduction française: « Comme par magie »), un livre consacré à la créativité et au processus créatif.

Ce qui m’a, je crois, le plus séduit, c’est sa manière atypique de s’exprimer, comme si nous étions dans la même pièce et que nous nous connaissions depuis toujours: l’art d’employer des mots simples mais efficaces et qui vont droit au but. Clairement, ce livre m’a aidé à me reconnecter à ma créativité à un moment où je ne savais plus comment me débrouiller par moi-même.

Quelques semaines plus tard, je me suis plongée dans « Mange, Prie, Aime ». Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçue. Dans ce livre, Elisabeth Gilbert partage 12 mois de sa vie où elle a décidé de changer de vie: après s’être avouée malheureuse dans son quotidien, elle quitte sa vie new-yorkaise pour partir à l’aventure, à la rencontre d’elle-même. Ses pas la mènent en Italie, en Inde dans un ashram et à Bali à la rencontre d’un sorcier.

Cet ouvrage fait partie à mes yeux de ceux qui présentent et expliquent le mieux le yoga.

Comment en arrive-t-on aujourd’hui à pratiquer le yoga, qu’est-ce que c’est concrètement, de quoi ça parle, etc.

Ce qui m’a particulièrement séduit dans cet ouvrage c’est la capacité de l’auteure d’aborder tous types de sujet sans aucun tabou, de manière authentique et sincère: spiritualité, sexualité, dépression, etc. E.Gilbert a compris que nous sommes nombreux et nombreuses à traverser les mêmes troubles dans notre vie et qu’il est important d’en parler pour faire entendre que non, nous ne sommes pas seul.e.s à éprouver ceci ou cela et que c'est normal, ça fait partie de l'expérience d'un être humain.

Très active sur les réseaux sociaux et dans les medias, vous pouvez retrouver ses interventions (très inspirantes)sur internet comme son passage "TedX" ou dans l'émission "Supersoul Sunday" d'Oprah Winfrey.

 

 

Le plus juste: Colm Toibin.

(Crédit photo inconnu)

« Juste ». En vérité, j’ai eu du mal à trouve le terme juste (oui…) pour décrire ce que m’inspire l’écriture de Colm Toibin. Je vais m’expliquer.

Je l’ai découvert par hasard à la bibliothèque en cherchant de nouvelles lectures, je suis d’abord tombée sur « Brooklyn ».

« Brooklyn » (sorti en 2009) raconte l’histoire d’Eilis, jeune irlandaise contrainte d’émigrer aux Etats-Unis dans les années 50, comme nombre de ses compatriotes, où les promesses d’avenir sont plus prolifiques. C’est un roman qui parle d’exil, d’identité et de choix. 

Le plus j’avançais dans ma lecture, le moins j’arrivais à croire que ce livre avait été écrit par un homme. C’est comme si Colm Toibin savait ce que c’était que d’être une femme; sa sensibilité retranscrit si justement les émotions, les conflits intérieurs et les ressentis d’une jeune femme que c’en est troublant….et j’ai dévoré « Brooklyn » en quelques jours. 

Alors je me suis lancée dans une autre de ses oeuvres, « Nora Webster »:

Nora, mère qui élève seule ses enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l’oeil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours, dans l’Irlande des années 60 en pleine mutation.

A nouveau, j’ai été frappée par la justesse des émotions dépeintes par l’écrivain. Pour reprendre les mots de John Banville: « Aujourd’hui, peu de romanciers ont le courage, comme Toibin, de montrer la vie telle qu’elle est plutôt que comme la voudrait l’art, et ce en nous émouvant profondément ».

Par la suite je me suis lancée dans la lecture du « Testament de Marie » où l’auteur imagine les pensées de la vierge lors de ses derniers jours. Encore une aventure sincèrement humaine.

Colm Toibin sait mettre des mots sur ce que nous vivons intérieurement et comment nous interagissons avec le monde extérieur. Ses romans parlent de l’humain, de la complexité à « être humain » et de ce que ça implique au quotidien, ; ils parlent de nos émotions. Les romans de Colm Toibin peuvent nous aider à prendre du recul par rapport à ce que nous vivons nous-mêmes à l’intérieur, car même si ses histoires se déroulent dans les années 50 ou 60 ou plus encore dans le passé, finalement les difficultés à « être humain » sont toujours les mêmes aujourd’hui.

La plus atypique: Susan Fletcher.

(Crédit photo inconnu)

Encore une fois, difficile de trouver le terme juste pour partager l’effet que me fait l’écriture de Susan Fletcher. Alors j’ai choisit le terme « atypique »  car j’ai été frappée par le style si particulier de la jeune auteure.

J’ai découvert Susan Fletcher en errant dans une librairie, comme j’aime le faire régulièrement (je me sens si bien au milieu des livres!). Ma première lecture a été « Un bûcher sous la neige » et c’est sans aucun doute l’une des plus belles lectures de ma vie. Oui, je vous l’assure.

« Un bûcher sous la neige » raconte l’histoire d’une jeune fille accusée de sorcellerie dans l’Ecosse du 17ème siècle. Elle attend le bûcher dans son cachot quand le révérend Charles Leslie vient l’interroger sur un terrible massacre dont elle a été témoin dans les Highland. 

Ce roman parle des préjugés que nous pouvons porter sur les autres sans connaître leur histoire, il parle d’amour spirituel (aimer son prochain), il parle de liberté.

Susan Fletcher porte cette histoire avec la beauté de son écriture: lorsqu’elle vous décrit un paysage, elle vous le faire vivre! Vous pouvez le sentir, le voir, l’entendre. L’auteure a le don de capter les moments et d’en partager la beauté. Je peux dire à son écriture que c’est une personne qui sait vivre l’instant présent, tous les détails de l’instant présent.

Après cette lecture je me suis lancée dans un autre de ses romans, « La fille de l’Irlandais »: Enceinte de son premier enfant, Eve remet en place le puzzle de sa vie: l’arrivée chez ses grands-parents dans un petit village du Pays de Galles suite à la mort de sa mère, l’adaptation, la disparition de la plus jolie fille du village, puis celle de son ami…

Si vous pratiquez la méditation au quotidien ou si vous en avez l’intention, je vous recommande de lire un de ses romans car Susan Fletcher a le don de vous faire vivre les détails de l’instant présent et c’est ce vers quoi la philosophie de vie qu’est le yoga nous guide.


J'espère que cet article vous inspirera si vous êtes à la recherche de nouvelles lectures. Peut-être avez-vous déjà lus quelques-uns de ces ouvrages, qu'en avez-vous pensé?

N'hésitez pas à partager en commentaires vos avis et recommandations. Je ne peux malheureusement pas répondre aux commentaires avec la configuration du blog, mais je les lis tous et je suis toujours ravie de les lire.

Om Shanti.

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Commentaires: 1
  • #1

    sandrine aguetouille (vendredi, 10 janvier 2020 09:33)

    Bonjour Shama Devi , merci pour ce partage.
    Tu m'avais déjà permis de découvrir Un bucher sous la neige que j'ai adoré lire. Encore maintenant j'ai de temps en temps les images des paysages et les sensations que j'ai ressenties qui me reviennent. C'est étrange comme certains livres et textes nous pénètrent et restent ancrés en nous.
    En tout cas tu m'as donné envie de découvrir les livres dont tu parles dans ta publication.

    Pour ma part mes dernières lectures qui m'ont marquées sont le livre La perle et la coquille de Nadia Hashimi , un livre sur le combats des femmes afghanes à différentes époques.
    Et un livre que je viens de relire Un hiver de tourmente de Dominique Demers. Je l'avais lu à l'age de 20 ans , j'en gardais un vague souvenir de ça m'avait plu mais rien de plus. Mais en le relisant à 42 ans je l'ai redécouvert sous un autre angle peut être parce que j'ai depuis aussi expérimenté la maternité, le deuil et les questions sur l'existence . J'ai pleuré en le relisant ,je me suis posé la question de ce qui nous fait tenir dans la vie et que finalement si on ouvre bien les yeux la vie est merveilleuse . Ce livre nous montre aussi que l'on ne croise pas certaines personnes par hasard et que même si elles ne font que passer elles peuvent nous apporter beaucoup pour longtemps (petit clin d'oeil à toi ) .
    Sinon j'ai aussi eu des lectures plus feel good , plus légères qui demandent pas trop de réflexion mais qui ont le mérite de se lire facilement et sans réfléchir . J'ai redécouvert en ouvrant mes cartons les romans de Sophie Kinsella.
    Voili voilou