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Moi, mes croyances limitantes et celles des autres

       Ce que l'on croit détermine notre façon de voir le monde et notre façon d’interagir avec lui/ses forces.

Croire, c’est penser que quelque chose est véritable, c’est accepter, c’est affirmer quelque chose.

Une croyance c’est l’action de croire quelque chose ou en quelque chose, c’est ce que l’on croit.

Une croyance, c’est adhérer à une thèse ou une hypothèse en la considérant comme une vérité.

Et l’Histoire nous raconte qu’il y a autant de vérités sur Terre que d’humains qui l’habitent, si ce n’est plus, mais je ne vais pas m’attarder là-dessus, en tous cas pas aujourd’hui.

Les croyances évoluent au cours de notre vie.

Peut-être avons-nous cru au Père Noël quand nous étions petits car c’était la vérité que nos parents nous avaient présentée à l’époque, puis en grandissant nos parents nous ont transmis une autre vérité qui nous a fait cesser de croire au Père Noël.

Les croyances sont souvent déterminées par le contexte socioculturel dans lequel nous évoluons : nous pouvons adhérer aux croyances (par exemple religieuses) de notre famille comme nous pouvons les rejeter. Les croyances sont souvent déterminées par notre genre : si nous sommes un homme ou une femme. La société patriarcale dans laquelle nous avons évolué et nous évoluons encore a fait croire pendant des siècles aux femmes qu’elles n’étaient pas capables de faire certaines choses ou qu’elles n’étaient pas à la hauteur de certaines choses, comme elle a fait croire aux hommes qu’il fallait rejeter sa sensibilité pour être homme.

Bref, vous l’aurez compris, les croyances sont déterminées par d’innombrables facteurs.

Certaines croyances sont bénéfiques, certaines sont moins bénéfiques, certaines ne sont ni bonnes ni mauvaises.

 

Aujourd’hui, dans cette article, je vais vous parler des croyances moins bénéfiques, ce que nous pouvons nommer les croyances « limitantes ».

 

En affirmant croire quelque chose, nous établissons des limites. Nous délimitons. Nous posons des barrières.

Lorsque nous choisissons de croire quelque chose, ça implique que nous choisissons de ne pas croire son inverse ou de ne pas le croire différemment.

Par exemple, vous invitez des amis à dîner mais ils sont tous en retard. Vous pouvez croire que c’est une catastrophe pour votre plat qui est dans le four que vous aviez lancé pour l’heure prévue à la base. Ou vous pouvez croire que ce n’est pas plus mal car ça vous laisse le temps de finaliser quelques trucs.

Vous me suivez ?

Nos croyances déterminent notre façon de voir les choses mais aussi notre façon de les VIVRE.

Souvent, quand nous parlons de « croyance », nous pensons presque systématiquement aux croyances religieuses. Mais les croyances occupent un champ bien plus vaste dans notre vie.

En fait, sans s’en rendre compte (mais en s’en rendant compte avec un peu de recul !) nos actions de tous les jours sont guidées et orientées par des croyances.

Les grands choix de notre vie sont influencés par nos croyances.

Je m’explique.

Vous rêviez enfant d’apprendre à jouer du violon. Ou d’apprendre à parler l’arabe. Ou d’apprendre à faire du skate. Pour x raisons, vous ne l’avez encore jamais fait, vous avez grandi, vous êtes devenus « adulte » et vous vous êtes résigné(e) en vous convainquant qu’il était bien trop tard pour vous mettre à apprendre quelque chose qui vous paraît aujourd’hui moins accessible. Parce qu’on apprend vite quand on est enfant, nos capacités d’apprentissage sont alors bien plus développées, blablabla. Aujourd’hui, du haut de notre grand âge, c’est bien plus compliqué.

En fait, c’est compliqué  seulement si on veut croire que c’est compliqué, hein !

Mais si on décide de croire que ce n’est pas compliqué, qu’est-ce que ça devient alors ? Ça devient accessible. Certes, peut-être que votre apprentissage sera plus lent que si vous étiez enfant (et encore, ça ne doit pas être nécessairement le cas). Mais entre nous, pourquoi exiger d’un adulte d’apprendre au rythme d’un enfant ? Si les adultes devaient absolument apprendre au rythme des enfants, alors on pourrait aussi bien dire que les enfants doivent travailler pour payer leurs factures. Dire que les enfants doivent travailler pour payer leurs factures est absurde, n’est-ce pas ? Il en est de même quand un adulte aimerait apprendre aussi vite qu’un enfant : c’est absurde.

 

Absurde car, vous le reconnaîtrez, nos vies sont différemment rythmées et notre attention accaparée par plus de facteurs à prendre en compte qu’un enfant ne le doit au quotidien.

 

        Je vous parlais des grandes décisions de votre vie.

Oui, le même schéma s’applique pour tout. Vous rêvez peut-être en secret d’un travail, mais vous n’osez y songer sérieusement car vous croyez ne pas être à la hauteur ou que c’est inaccessible.

Tout est accessible si vous vous en donnez les moyens et le temps. Peut-être que pour oser songer à ce travail de manière sérieuse, il faudrait que vous repreniez des études. Et alors ? Qu’est-ce que vous en empêche sinon vous-mêmes ? Il suffit de mettre en place un plan d’action : le grand objectif c’est obtenir, dans ce cas précis, la qualification pour ce travail ; donnez-vous de petits objectifs, répartis dans le temps, qui vous permettront d’accéder à ce but final.

J’espère avoir été assez claire jusqu’ici pour vous avoir fait comprendre que vos croyances déterminent ce que vous faites et allez faire de votre vie. Et pour être sûr.e de vivre heureux(se) et satisfait.e, comblé.e, il faudra certainement prendre du recul et déraciner quelques croyances en enlevant les mauvaises herbes.

 

Et dans ce travail de désherbage, il sera sans doute intéressant de vous poser la question suivante : d’où viennent ces croyances ?

        Question intéressante.

En essayant de remonter la trace d’une croyance, on peut parfois réaliser qu’elle était ancrée depuis des années et des années dans notre mental.

Enfant, nous héritons de « quelques » (euphémisme) croyances de notre entourage.

Les personnes avec lesquelles nous interagissons nous transmettent, consciemment ou inconsciemment, leurs croyances. Et si on cherche à traquer leurs croyances on peut certainement remonter à plusieurs générations. Oui, les croyances peuvent migrer de générations en générations. La condition des femmes en est un bel exemple, n’est-ce pas ? Pourquoi les femmes s’assoient avec les jambes collées l’une à l’autre tandis que les hommes s’assoient en faisant quasiment le grand écart, hein ? Parce qu’on a dit pendant des générations à des jeunes filles qu’une jeune femme respectable ne s’asseyait pas les jambes écartées sinon elle serait assimilée à une prostituée ou une femme de petite vertu. Voilà ce qu’on croyait et ce qu’on croit encore largement aujourd’hui.

Mais nos croyances limitantes ne sont pas nécessairement générationnelles. Elles peuvent avoir une date bien précise dans notre vie. Un point de départ qui devient bien clair quand on commence à s’y intéresser. Et inconsciemment, nous nous approprions les croyances des autres, parce que nous considérons leurs paroles ou points de vue comme bien fondés.

Je vais vous raconter une anecdote : le jour où j’ai refusé la croyance de quelqu’un d’autre.

C’était il y a 10 ans. Je m’étais rendue chez mon médecin généraliste pour obtenir un certificat médical, pour attester que j’étais capable de suivre des cours de danse.

Ce jour-là, c’était son assistante qui m’examinait. Elle me demande de me tenir debout et d’effectuer quelques mouvements pour jauger mes capacités de mouvement.

Bref. J’avais depuis longtemps une scoliose, ce qui me rendait un peu raide mais ça, je le savais déjà. Au terme de son examen, elle me dit que je peux tout à fait prendre des cours de danse mais que je ne serai jamais souple de ma vie. 

Comme vous pouvez le constater, elle ne prit aucune pincette pour me parler. À ce moment-là, j’ai pris l’intime et ferme décision de me prouver qu’elle avait tort.

Ainsi, pendant un an, j’ai pratiqué tous les matins des exercices d’étirement et, au bout d’un an, j’étais capable de poser les mains à plat au sol en gardant les jambes tendues. Et, ironie du sort, je suis devenue professeure de yoga et j’aide aujourd’hui les gens à travailler leur souplesse !

Lors de ce rendez-vous médical, si je n’avais pas décidé de me prouver le contraire, que se serait-il passé ? J’aurais absorbé sa croyance, et je l’aurais faite mienne : j’aurais cru que je ne pourrais plus jamais être souple de ma vie et, croyez-moi, ça m’aurait terriblement minée. Je n’enseignerais sans doute pas le yoga aujourd’hui, c’est-à-dire que je serais passée à côté de l’une de mes grandes vocations.

Cette anecdote a été LA fois où j’ai consciemment dans le passé refusé une croyance. Mais, aujourd’hui, en creusant, en enlevant les mauvaises herbes, j’ai pris conscience de quelques-uns de ces moments où j’ai gobé les croyances d’un.e autre. Et, puisqu’on a la chance d’avoir une vie devant soi pour travailler sur soi, je me suis mise au boulot. 

 

 

Vous avez peut-être déjà entendu parler de femmes qui ont réussi à enfanter malgré l’avis médical qu’elles avaient reçu, ou des personnes survivre à des maladies extrêmes, ou encore des personnes réalisant leurs rêves à des âges improbables comme la fois où un ami m’avait raconté avoir connu un homme devenu acrobate à 40 ans. Ces histoires n’ont pu se réaliser uniquement parce que les personnes impliquées ont choisi leurs croyances et ne se sont laissées influencer par PERSONNE (j’entends négativement, vous avez le droit de vous laisser influencer positivement, à partir du moment où c’est conscient bien sûr).

           Je vous invite à prendre du recul, si vous le souhaitez, sur votre vie et sur vos croyances.

Notez sur une feuille de papier tout ce que vous auriez aimé réaliser et que vous n’avez pas réalisé. La liste sera courte, ou longue, selon les personnes. Peu importe.

Pour chaque cas, demandez-vous pourquoi vous ne l’avez pas réalisé - soyez sincère avec vous-même, sinon l’exercice ne sert à rien - et demandez-vous quelle(s) croyance(s) se cache(nt) derrière. Cela peut prendre du temps, prenez ce temps sans chipoter. Je vous recommande également de vous mettre au calme pour cet exercice, soyez certain.e de ne pas être dérangé.e (mettez votre portable en mode avion).

En déterrant les croyances en question, en les mettant à la lumière du jour, vous comprendrez peut-être d’où elles viennent. Peu importe d’où elles viennent. Si vous réalisez que vous n’avez pas réalisé tel rêve parce que votre mère vous a transmis telle croyance, ne nourrissez surtout aucune rancoeur envers votre mère (ou tout autre personne concernée), car elle vous a sans doute transmis inconsciemment ce qu’on lui avait transmis et rappelez-vous qu’en absorbant  inconsciemment cette croyance, vous avez été co-créateur ou co-créatrice de la situation. Ne ressentez aucune culpabilité envers vous-même, cela n’est pas nécessaire et cela est contre-productif. Concentrez-vous sur le présent.

Choisissez consciemment la croyance qu’il vous faut. Comme la croyance que vous allez réaliser votre rêve, quels que soient les dires des autres, quel que soit soit le regard des autres.

Maintenant que vous avez dressé un était des lieux précis, reprenez chaque point un par un et mettez en place un plan d’action accessible et réalisable, qui s’accorde avec votre emploi du temps et vos obligations et engagements actuels.

 

Enfin, assurez-vous que, quoique vous mettiez en place, ce soit pour le bien de tous et en harmonie avec l’Univers: vous ne souhaitez pas que votre projet nuise à qui que ce soit.

          N’hésitez pas à me faire vos retours sur vos expériences. Je vous encourage aussi à parler de vos rêves : sans le savoir, peut-être que quelqu’un dans votre entourage pourra vous aider car il ou elle connait quelqu’un qui connait quelqu’un ou alors il ou elle pourra partager son expérience. Et, en en parlant, vous vous donnez plus de chances de le réaliser car la parole vous invite à concrétiser et à réaliser.

Si vous ressentez des difficultés à entreprendre cette démarche par vous-mêmes, n'hésitez pas à vous tourner vers un coach ou un thérapeute spécialisé (comme un hypno-thérapeute par exemple), quelqu'un qui pourra vous accompagner. Il n'y a aucun mal à demander de l'aide, au contraire. 

Enfin, si cet article vous plaît, n’hésitez pas à le partager, et peut-être que grâce à votre partage je pourrais un jour publier mes articles dans un magazine? Je me défais de la croyance qu’il faut  absolument avoir fait une école de journalisme pour publier des articles dans des journaux. ;)

 

Sur ce, je vous embrasse et vous souhaite de belles réalisations.

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Claude BB (jeudi, 21 mars 2019 23:06)

    Merci merci pour cet article ( oui c’en est un !) qui pousse tellement à questionnement et action .
    Et je suis extrêmement touchée de la photo .... �

  • #2

    Catherine L (mardi, 23 juillet 2019 13:22)

    Merci Tres encourageant